| Assemblée plénière du Conseil Général 06 - 13 novembre 2008 |
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| Écrit par Rédaction | |
| 13-11-2008 | |
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L'AP du CG 06 était consacrée à la DM2 et au DOB (Débat d'orientation budgétaire) pour 2009.
Patrick Mottard, Président du groupe "Gauche Autrement", est longuement intervenu sur ces orientations devant préparer le Budget Primitif 2009.
Dominique Boy-Mottard a fait, pour sa part, différentes interventions à propos de la DM2 qui se contentait de faire un certain nombre de rééquilibrages à l'intérieur du Budget.
INTERVENTION DE PATRICK MOTTARD
![]() La DM2 se limitant cette année à un redéploiement de crédits internes au Budget, c’est donc sur le Débat d’Orientation Budgétaire que porte l’intérêt essentiel de cette séance, même si la situation préoccupante des emprunts structurés devra faire l’objet d’une réflexion en cours de séance. En ce qui concerne le DOB, permettez-moi tout d’abord une petite remarque méthodologique. J’ai, depuis quelques années, l’expérience des documents de présentation budgétaire que ce soit à la Ville de Nice ou ici même. Ces documents sont rarement réalisés pour révéler les faiblesses de la collectivité dont ils décrivent la situation budgétaire. On dira que c’est la loi du genre. Toutefois, il ne faut pas trop exagérer non plus. En effet, dans le rapport de présentation qui nous est soumis, je relève, aux pages 6, 7 et 8, quatre tableaux comparatifs concernant les départements dits « millionnaires » en habitants. Au sein de ces tableaux, les Alpes-Maritimes sont en position flatteuse. En fait, dans un souci de transparence, il serait plus informatif de faire un calcul intégrant le nombre précis d’habitants des départements. Par exemple, il est normal que le département du Nord, avec ses 2 millions et demi d’habitants, soit plus du double des Alpes-Maritimes, ait davantage de frais de fonctionnement et de personnel… Et si on prend, par exemple, le département du Val d’Oise, dont la population est équivalente à la nôtre, on constate qu’il a des frais de fonctionnement et de personnel singulièrement moindre que le 06… Cette remarque, somme toute secondaire – je vous l’accorde –, cette remarque donc étant faite, intéressons-nous à l’essentiel. Et l’essentiel, depuis notre dernière Assemblée plénière qui date d’avant l’été, c’est bien sûr la crise que connaît notre pays. Cette crise, dont les premiers effets sociaux commencent à se faire sentir, aura des répercussions fortes sur notre collectivité. C’est que la prospérité de celle-ci s’est faite ces dernières années – il faut bien le dire – sur la forte progression des droits de mutation qui sont passés de 2004 à 2007 de 218 à 348 millions d’euros, soit une augmentation de 56,72%. C’est ainsi que, le rapport d’activité nous rappelle en page 93, en 2007, les droits de mutation représentaient 33% des recettes réelles de fonctionnement et les contributions directes 32%. Or, malgré les effets structurels supposés anesthésiants évoqués en page 2 du rapport, la crise est bel et bien là puisque, entre le 1er trimestre 2007 et le 1er trimestre 2008, le marché du logement neuf accuse une baisse de 34% et le marché de l’ancien une baisse de 24%. Le tout accompagné, et c’est logique, d’une baisse très importante des demandes de permis de construire (- 18%). La DM2 est, symboliquement, le premier document budgétaire qui marque le début de la crise, puisque la majoration de 6 millions d’euros d’encaissements reçus est consacrée à la couverture du risque de diminution des droits de mutations sur l’année 2008, compte tenu de l’évolution supposée du marché immobilier. Cette perte brutale va devoir être compensée, comme vous le suggérez en page 8, par une hausse de la fiscalité directe locale. En effet, il ne faut rien attendre d’un Etat, déjà peu enclin ces dernières années à soutenir les collectivités territoriales, aujourd’hui empêtré dans son déficit. Cette hausse de la fiscalité directe locale ne constitue pas pour nous un scandale, dans la mesure où nous n’avons jamais eu une attitude idéologique anti-impôt. J’ai d’ailleurs toujours pensé que, sur ce terrain, il valait mieux ne pas faire de démagogie vis-à-vis de nos concitoyens, mais expliquer que l’impôt est l’instrument de la puissance publique pour défendre l’intérêt général et la solidarité. Et le moins que l’on puisse dire est que la crise valide cette argumentation. Mais, s’il doit y avoir augmentation des impôts, n’oublions pas que sa traduction sera forcément douloureuse dans notre département car ce ne sont pas exactement les mêmes populations qui payaient les droits de mutation (qui concernent beaucoup de non-résidents) et qui paieront le supplément de la fiscalité locale directe. Reste à trancher la question qui nous a été posée en Commission des Finances par la Présidente : vaut-il mieux une augmentation forte et unique dès cette année ou une augmentation modérée sur plusieurs années ? Même si nous considérons que la réponse appartient, en toute responsabilité, à la majorité de notre assemblée, nous vous donnons notre avis : une augmentation sur plusieurs années, même si elle est politiquement plus difficile à assumer je vous l’accorde, permettra un pilotage plus fin de l’économie de notre département en fonction des éventuels retournements de conjoncture. Quoi qu’il en soit – augmentation brutale ou progressive – il y a fort à parier qu’elle ne pourra à elle seule juguler les effets de la crise sur notre institution. A ce propos, le document que vous nous soumettez traduit une hésitation. Si j’osais, je dirais que vous n’avez pas encore fait votre « coming out »… Car, après nous avoir alerté sur les effets probables de la crise, vous n’osez pas encore en tirer vraiment les conclusions quand, en page 6, vous proposez le maintien pour six ans du niveau des investissements des cinq dernières années. Même avec ce glissement d’une année (et quelques décisions ponctuelles comme l’apparent abandon du campus STIC qui disparaît entre le rapport d’activité 2007 et le DOB 2009), nous risquons d’être encore en deçà de la réalité, surtout si notre institution poursuit le rééquilibrage de sa politique – rééquilibrage que nous soutenons – en faveur de la bande littorale et de Nice. C’est bien pour cela qu’il va falloir recadrer l’ensemble de notre politique en partant de quelques principes simples. Pour nous, ces principes doivent être les suivants : - Hiérarchiser les priorités et les politiques en partant du principe que le Conseil Général doit d’abord être exemplaire sur ses compétences obligatoires surtout quand elles touchent à la solidarité, à l’éducation et au social. - Poursuivre notre action dans les autres domaines est tout à fait concevable si l’on tient compte pour l’essentiel de l’aspect social ou éducatif qu’ils présentent. C’est ainsi, par exemple, que si la politique du logement ne fait pas partie de nos compétences, elle peut-être intégrée dans ce noyau dur car elle participe de la solidarité et du social. Surtout si l’on modère l’aide aux propriétaires et ses effets d’aubaines au profit du locatif et du logement social (nous nous félicitons d’ailleurs des signes qui vont en ce sens dans la DM2, même si Dominique Boy-Mottard aura quelques remarques à faire sur ce point). - Recentrer les autres politiques – qui ne doivent pas être abandonnées – sur ce qui fait leur spécificité. Par exemple, en matière de culture, il serait bon de s’arc-bouter sur les points forts de celle-ci (C’est pas classique, les Estivales, 06 en scène, le cinéma…) et d’un peu moins soutenir les manifestations et institutions des autres collectivités quand elles n’ont pas un caractère socio-éducatif indéniable. C’est peut-être regrettable, mais il faut bien faire des choix. - Enfin, il serait utile de limiter les dépenses qui peuvent apparaître somptuaires comme les dépenses de communication. Même si on nous dit qu’elles sont dans la moyenne de ce que font les collectivités et qu’elles constituent une goutte d’eau dans le budget (ce qui reste à démontrer faute d’un budget Com global), symboliquement, on ne peut pas demander des sacrifices à nos concitoyens et donner l’impression que le produit de son sacrifice est en partie utilisé pour acheter des pages dans la presse… Pour autant, un tel recadrage n’empêche pas d’être ambitieux. Pour notre part, nous avons de nombreuses propositions à faire même si nous ne sommes pas dans la politique du toujours plus mais dans celle du toujours mieux. Quelques exemples : Notre institution apporte de nombreuses aides aux particuliers dans différents domaines. Nous pensons que ces aides devraient être plus systématiquement accordées (elles le sont parfois, ou vont le devenir) sous condition de ressources plutôt que de manière forfaitaire afin d’éviter les effets d’aubaines. C’est aussi là que se trouve la solidarité. Même si, je vous l’accorde, ce n’est pas forcément concevable dans tous les domaines, notamment quand on souhaite mener une politique incitative comme, par exemple, en matière d’économie d’énergie ou de transports. Dans le domaine du handicap, beaucoup de choses ont été faites. Il s’agit maintenant de bien cibler les faiblesses des dispositifs, comme, par exemple, une meilleure prise en compte des enfants non scolarisables (les moins de trois ans). Les besoins en accueil de jour sont encore importants et loin d’être satisfaits. Autre faiblesse au sein de nos dispositifs : les établissements d’accueil des personnes âgées. Comme le rappelait DBM en Commission Permanente, nous nous trouvons confrontés à une situation paradoxale : on autorise des créations ou des extensions de maisons de retraite et, in fine, les lits ne sont pas créés parce que le budget de l’Etat ne suit pas. C’est ainsi que depuis le milieu de l’année, tous les avis favorables qui ont été émis ne servent finalement à rien, sauf à classer les établissements sur une liste prioritaire au cas où… Peut-être faudrait-il revoir nos critères, les rendre encore plus sélectifs, afin que la priorité soit réellement accordée au public ou à l’associatif (privé non lucratif). Nous avons autorisé des lits en début d’année dans le privé lucratif pour des établissements qui se contentaient de fournir le minimum exigé de 20% de lits habilités à l’aide sociale, et maintenant, des projets entièrement publics se retrouvent sur le carreau (notamment un projet important à Antibes). D’autre part, en ce qui concerne l’aide familiale, il faudrait accentuer l’effort en matière de qualité et de professionnalisation des prestations. Se pencher d’urgence, par exemple, sur la situation de l’AFED relève à l’évidence de cette préoccupation. Dans le domaine de l’éducation, beaucoup a été fait au niveau des collèges et continue à l’être. Mais il conviendrait de prendre de compte la saturation en effectifs de certains établissements (vous en parlez d’ailleurs). Le plan collège avenir de 2004 à 2010 prévoyait la nécessité de ramener les effectifs des établissements à 700. Dans beaucoup de cas, on est loin du compte… Par exemple le collège Matisse qui explose avec plus de mille élèves. Idem en matière d’équipements sportifs : OK pour les gymnases, mais quid des stades ? Enfin, un coup de pouce supplémentaire serait également souhaitable pour les établissements qui contribuent bien souvent à tirer un quartier vers le haut (je pense bien sûr à Vernier) avec, en perspective, un fort retour sur investissement pour l’avenir. Nous pourrions également prendre en compte davantage les difficultés que rencontrent les étudiants de notre Université. Il existe des projets qui ne demanderaient qu’un petit coup de pouce pour être effectifs. Je pense par exemple au projet, pratiquement bouclé du point de vue des autorisations, de BAPU (Bureau d’aide psychologique universitaire) qui existe dans pratiquement toutes les villes universitaires depuis de très nombreuses années, mais pas à Nice et qui aurait besoin aujourd’hui de notre soutien. Ou encore à un projet de crèche universitaire, pour les étudiants et les personnels, lancé par quelques étudiantes, qui maintenant ont besoin d’être aidées pour coordonner l’action de toutes les parties prenantes. Pour conclure, je m’excuse pour la longueur inhabituelle – pour moi en tout cas – de ce propos. Mais, à un moment probablement décisif pour l’avenir de notre collectivité (on le dit toujours, mais là c’est « vraiment vrai »), il nous semblait important que Gauche Autrement aille un peu au-delà du discours oppositionnel convenu, en lançant quelques pistes et en faisant quelques propositions. Même si, au final, les décisions appartiennent en toute responsabilité et sans confusion à la majorité départementale. Mais comme disait le grand Léonard de Vinci, « Nul conseil n’est plus loyal que celui qui se donne sur un navire en péril ». En ces temps de tempêtes sur le Vendée Globe, chacun aura compris la portée de cette formule. Du coup, comme nous faisons dans la métaphore maritime, il n’est peut-être pas illégitime, Monsieur le Président provisoire du Conseil Général, de vous demander une fois de plus quel sera le nom du futur capitaine… INTERVENTIONS DE DOMINIQUE BOY-MOTTARD ![]() Rapport 11 – Mise en place du ticket azur entre la CASA et le département Pas de problème concernant ce rapport. Mais je voudrais faire une remarque générale sur le ticket à 1 €. Je crois regrettable qu’il n’y ait plus d’avantages à prendre un abonnement. En effet, les abonnements s’adressent en priorité aux actifs de notre département et ce sont ces comportements-là qu’il faut changer pour les inciter à prendre régulièrement les transports en commun. Je crois que nous devrions nous saisir de cette question. Réponse du Président : le ticket à 1 € est très incitatif puisque l'on a pu constater une augmentation des trajets sur l'année de 44 à 66 millions. Mais votre proposition rejoint nos préoccupations et nous sommes en train de travailler sur cette question des abonnements. Rapport 15 – Actualisation du plan départemental énergie 2005-2010 Sur l’actualisation du Plan Départemental Energie, nous sommes d’accord. Je voudrais simplement faire une remarque pour le prochain Plan : pour l’heure, le Plan ne prévoit une aide au premier équipement que pour les locaux d’habitation. Ne pourrait-on envisager d’étendre ces aides pour les parties extérieures d’une copropriété, d’un lotissement, pour l’éclairage de leur voirie ? Si je vous le propose c’est que la demande m’en a été faite… Pas de réponse. Rapport 16 – PPRI de la Basse vallée du Var (abstention) Sans entrer dans le détail de l’utilité que peuvent présenter les mesures que vous proposez, il me semble que la réponse du Ministère au Préfet est claire (même si les détails de l’argumentation juridique sont parfois un peu confus, et si des éléments complémentaires devront être fournis suite à l’analyse des juristes du groupe de travail mis en place par la DGPR…) : le PPRI de la basse vallée du Var ne peut être un PPRN alternatif. Nous voyons dès lors difficilement comment nous pourrions approuver une telle délibération. Réponse : nous avons modifié la délibération en fonction de la réponse du ministère. Rapport 24 – Aide aux collectivités 1) S’agissant de la réfection du Monument aux morts du 163e RI à Flirey, nous souscrivons à cette action et nous la trouvons particulièrement bienvenue (j’aurais d’ailleurs bien aimé faire partie du déplacement, l’avenue de Flirey étant sur le territoire de mon canton…). Elle permet aussi de réhabiliter les soldats niçois envoyés au combat injustement accusés de lâcheté – réputation qui les poursuivra pendant toute la guerre – pour couvrir les erreurs d’Etat-major et notamment celle de Joffre (ce n’est pas la seule qu’il a commise d’ailleurs). Je me demande pourquoi on continue à avoir une rue Mal Joffre à Nice… C’est du masochisme. J’en profite pour saluer le récent discours de Nicolas Sarkozy à l’occasion du 11 novembre : même si on ne réhabilite pas vraiment les soldats fusillés par leurs propres officiers, on rassemble dans le même hommage et la même douleur toutes les victimes de cette absurde et horrible guerre. 2) Pour le circuit à glace d’Isola 2000, nous trouvons que c’est un peu lourd : 245 975 euros (70% du prix de la construction des ouvrages à réaliser…). Nous comprenons le besoin (j’aurais mauvaise grâce étant donné que j’ai personnellement déjà assisté au Trophée Andros), mais nous espérons qu’il ne s’agira pas d’une réalisation destinée à ne servir que trois jours par an… Réponse sur le 1er point : vous ferez partie du prochain déplacement (c'était un moment très émouvant). Rapport 25 – Modification de la réglementation départementale en matière de logement - Je laisse de côté la question des aides aux organismes constructeurs et notamment celle de la transformation en subvention de l’avance remboursable accordée par notre collectivité en 2002 à l’organisme en échange de la réhabilitation de 400 logements environ dont 50% au bénéfice du département. Le compte n’y est pas tout à fait puisque seuls 340 logements ont été réhabilités, mais je conçois aisément que tout cela n’a guère dû être simple (rien n’est simple avec Côte d’Azur Habitat…) et il était effectivement temps de finaliser cette opération. Donc OK pour le quitus. - Sur les aides aux particuliers, nous approuvons les modifications de la réglementation qui correspondent à une demande plusieurs fois formulée de ma part. Vous nous aviez parlé de l’instauration d’un plafond pour l’aide à l’accession à la propriété : je ne pensais pas qu’il descendrait si bas, mais je trouve que c’est une bonne chose ainsi que la baisse du montant maximal de ladite subvention à 4000 €. Je comprends également – suite aux explications fournies par les services en commission - la diminution du délai de conservation du bien de 10 ans à 3 ans, sans possibilité de revente ou de mise en location. Comme le disait Patrick Mottard dans son intervention sur les Orientations Budgétaires, à l’heure où il nous faudra bien faire des choix, il me semble opportun de favoriser l’aide aux organismes constructeurs de logements sociaux plutôt que d’accorder une subvention à des particuliers pour lesquels notre aide n’avait d’ailleurs qu’un effet d’aubaine. Je reviendrai brièvement sur cette question à l’occasion du Plan Jeunes Avenir 06 puisque les jeunes propriétaires sont également concernés. Nous voterons donc cette délibération. Rapport 26 – Quitus à la SEML Habitat 06 Nous donnerons ce quitus. Une petite observation toutefois. Si nous sommes dans les objectifs prévus, c’est surtout parce qu’il y a eu une opération importante : celle de la résidence étudiante du CERAM à Valbonne (186 logements sur les 225 agréés par l’Etat). Nous n’avons rien les résidences universitaires (les manques dans notre région sont importants), mais nous espérons que les prochaines opérations seront plus diversifiées. Et que, pour l’avenir, Habitat 06 affichera des objectifs un peu plus ambitieux, à la hauteur du problème du logement dans notre département. Rapport 29 – Plan Jeunes Avenir 06 Ce plan Jeunes s’améliore au fil du temps… Les nouvelles mesures pour les étudiants, maintenant le plafonnement des aides dans le cadre de l’accession à la propriété… Deux remarques toutefois. - S’agissant de Liberté 06 (l’aide à l’inscription au permis de conduire), mesure la plus populaire du Plan, il s’agit d’une aide de 250 € attribuée à tout jeune qui en fait la demande. L’une de mes relations, dont la fille venait d’en bénéficier me confirmait récemment que ce n’est pas ça qui lui avait permis de passer le permis, qu’elle se serait inscrite de toute façon, mais puisque l’aide existait elle l’avait bien sûr demandée. Ne pourrait-on attribuer cette aide sous condition de ressources ? - Par ailleurs, lorsque je faisais des remarques par le passé sur les aides à l’accession à la propriété, c’était par comparaison au faible montant de l’aide en matière de location, ce n’était pas juste pour faire faire des économies à notre collectivité… Pour un meilleur rééquilibrage, il me semble qu’il faudrait augmenter cette aide à l'accès à un premier logement qui est limitée actuellement à 300 €. On peut constater d’ailleurs qu’elle ne rencontre pas un franc succès, et c’est sans doute parce qu’elle est nettement insuffisante. Pour qu’elle soit vraiment utile, sans doute faudrait-il qu’elle couvre l’essentiel des frais d’une entrée en location. La faire passer à 1000 €, par exemple, serait un signe fort de notre collectivité en direction d’une politique sociale du logement. Réponse : le plan Jeunes Avenir 06 va être rediscuté au moment de son renouvellement. Rapport 30 – Participation aux dépenses de fonctionnement des collèges publics Une remarque au passage sur la saturation en effectifs de certains collèges (vous le reconnaissez par ailleurs). Sur mon canton, il y a deux collèges qui sont dans cette situation : l’un a dépassé allègrement les 1000 élèves (Matisse, qui accueille maintenant les CHAMS, sans compter la suppression de la carte scolaire), l’autre est à peine en dessous (Valéri). A Matisse, le fonctionnement de la demi-pension est devenu tellement complexe (850 élèves chaque jour pour 250 places) que le CA s’est vu obligé de demander aux parents qui n’y sont pas contraints de ne pas inscrire leurs enfants à la demi-pension. Je sais que des travaux vont bientôt avoir lieu, mais tout ne sera pas résolu pour autant. Plus les élèves sont nombreux plus les problèmes se multiplient, comme, par exemple, en matière de sécurité (notamment avec la circulation aux abords des collèges). Une autre chose : l’effectif des classes à horaires aménagés dont je parlais précédemment est de 140 enfants qui doivent être conduits tous les jours pour 13h30 au conservatoire : sauf que rien n’a été prévu pour ça et que c’est une secrétaire, aidée à l’occasion par un parent d’élève, qui s’en charge. Rapport 31 – Uniformisation et augmentation des tarifs de la restauration scolaire (contre) Cette augmentation a déjà suscité pas mal de réaction dans les établissements qui pratiquent une tarification relativement basse. Je comptais vous demander quelle était la moyenne des tarifs actuellement pratiqués par les établissements et qu’elle était la fourchette de ces prix afin de savoir quel est in fine le pourcentage de l’augmentation décidée par notre assemblée. Cette information ayant été précédemment donnée, nous continuons à penser même après ls aménagements que vous y apportez, que l'augmentation sera trop brutale pour certains collèges.
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